Headlines >>
Three Killed in Ukraine as Diplomats Meet - Thursday, 17 April 2014 09:56
Tensions Rise in Ukraine's East Ahead of Talks - Thursday, 17 April 2014 09:49
The World This Week - Sunday, 13 April 2014 05:57
NBA Finals: Miami Heat beat San Antonio to level series
Last Updated on Jun 19 2013

NBA Finals: Miami Heat beat San Antonio to level series

LeBron James scored 32 points as Miami Heat beat San Antonio to tie the series 3-3 and take the NBA Finals to a decisive seventh...
G-8 Syria Statement Won't Mention Assad's Stepping Down, Russia Says
Last Updated on Jun 19 2013

G-8 Syria Statement Won't Mention Assad's Stepping Down, Russia Says

ENNISKILLEN, Northern Ireland -- The G-8 summit's joint statement on ending the Syrian civil war will not mention whether Bashar Assad...
Afghanistan Suspends U.S. Talks
Last Updated on Jun 19 2013

Afghanistan Suspends U.S. Talks

    Afghanistan suspended security talks (BBC) with Washington that had been aimed at shaping the U.S. military presence in...
“From Toussaint to Price-Mars: Reflections on Haiti’s Intellectual History”
Last Updated on Jun 18 2013

“From Toussaint to Price-Mars: Reflections on Haiti’s Intellectual History”

In Haiti’s intellectual history, Toussaint Louverture is not only a man of deep commitment to his people but also the great Haitian...

Featured Posts



Connect with JSF Post

Best of the rest

L'exécution des 19 officiers par François Duvalier Featured

  • Sunday, Apr 28 2013
  • Written by  Jean-Philippe Lebeau
  • font size decrease font size increase font size

• Quand, en 1967, Duvalier ordonna l'exécution de dix-neuf de ses plus proches officiers, il vivait dans la crainte paranoïaque d'un complot contre sa personne, d'une conjuration militaire ourdie de l'intérieur. Le Palais était alors divisé en deux clans hostiles, celui de Max Dominique et celui de Luc-Albert Foucard, les deux gendres du chef d'État.

Bel officier sachant jouer de son charme, Max Dominique se pavanait en affectant les airs avantageux du militaire sur de soi qui, un jour ou l'autre, allait fatalement hériter du pouvoir que son beau-père, François Duvalier, promettait à la jeunesse. De son coté, sa nouvelle femme, Marie-Denise Duvalier, voulait à toute force remplacer Madame Francesca Saint-Victor au titre de secrétaire particulier du président. Cette dernière, la soeur de Luc-Albert Foucard, n'entendait absolument pas renoncer à son poste sans combattre. A partir de ce moment, le Palais baigna dans une atmosphère d'intrigues, de luttes d'influence et d'affrontements personnels dont profita Radio Vonvon, la radio de l'opposition haïtienne de New York, pour intoxiquer les duvaliéristes de sa propagande insidieuse et introduire une véritable psychose de la conspiration dans l'entourage présidentiel.

De ce duel politique, c'est Madame Saint-Victor qui remporta la première manche. Comme quelques bombes avaient fâcheusement fait explosion à Port-au-Prince, dont une au Casino international qu'exploitait à l'époque Max Dominique, Madame Saint-Victor parvint habilement à convaincre Duvalier que son beau-fils, le colonel Dominique, lequel voyageait beaucoup à travers le pays et semblait cultiver tout à coup des amitiés parmi les hauts gradés, fomentait un complot militaire. Duvalier n'en demanda pas plus pour considérer celui-ci comme le dernier des renégats. Lorsque Duvalier apprend au même moment que, selon toute apparence, sa fille Simone avait une aventure avec le major Harry Tassy, on peut dire que le destin de celui-ci était scellé. Homme de confiance de Duvalier, Harry Tassy était tenu au courant des secrets d'État, représentait le président aux cérémonies officielles et dirigeait sa police politique. C'est à peu près vers ce temps-là qu'un soir, le Palais fut brusquement plongé dans l'obscurité à cause d'une panne d'électricité. Duvalier courut se dissimuler derrière les épaisses tentures de son bureau, lorsqu'il vit passer Harry Tassy suivi de quelques autres officiers de sa garde, lesquels le cherchaient partout, fous de panique et l'arme au poing. Persuadé de la félonie de ses propres gardiens, le président déclencha la sirène d'alarme afin d'alerter sa milice tout en jurant de se défaire au plus tôt de ces traîtres assassins qui l'entouraient.

Flairant la trahison partout, Duvalier éloigna du Palais les officiers qu'il soupçonnait de complot et, dans les semaines qui suivirent, fit refouler vers le Cap tous les simples soldats originaires du Nord. Duvalier prit alors plaisir à jouer au chat et à la souris avec les supposés officiers rebelles. Il leur dédicaçait de sa grande écriture ses Oeuvres essentielles, ordonnait aux uns d'arrêter les autres et fit appréhender les derniers suspects au Palais national même, alors qu'ils montaient fidèlement la garde devant ses appartements privés. Le colonel Charles Lemoine, qui ramenait fièrement à Port-au-Prince le capitaine Donald Manigat qu'il venait d'arrêter aux Cayes, reçut un tel choc lorsqu'il fut lui-même menotté et conduit en prison, qu'il en perdit l'usage la parole. Le cas le plus dramatique est sans doute celui du capitaine Serge Hilaire qui, après avoir tapé la liste des condamnés, commit l'imprudence d'avertir la femme du capitaine Joseph Laroche laquelle se rendit en catastrophe au Palais pour en savoir plus sur la liste secrète. Duvalier la rassura habilement et lui demanda qui l'avait informée de l'existence d’une telle liste. Le capitaine Hilaire, une fois dénoncé par ceux-là même qu'il voulait protéger, plus rien ni personne ne pouvait le soustraire à la vindicte présidentielle. Duvalier lui fit rajouter lui-même son nom à la fameuse liste, et demeura inflexible malgré l'intervention du père Jean Hilaire, frère du capitaine et aumônier du Palais. Le père Hilaire courut alors se réfugier à l'ambassade du Chili, imitant ainsi le très influent lieutenant-colonel Jean Tassy, lequel avait déjà gagné l'ambassade du Brésil, de même qu'une cinquantaine de politiciens et de personnes proches des inculpés.

Le procès des militaires se déroula aux casernes Dessalines. Accusés de complot contre la sûreté intérieure de l'État, de mutinerie et de tentative d'assassinat du président de la République, ils furent tous déchus de leur grade et condamnés à la peine capitale. Pour les transporter aux séances de la Cour martiale, Duvalier les faisait trimbaler en camion à travers Port-au-Prince les menottes aux poignets, les pieds nus et le crâne rase. Le 8 juin 1967, le président convoqua ministres et hauts gradés et, vers 13 heures, se rendit au Fort Dimanche en leur compagnie. Arrivé à destination, Duvalier, en uniforme de simple soldat, s'installa sur une chaise et disposa en face des officiers qu'il destinait à la fusillade les membres du haut état-major de l'armée avec, derrière eux, les soldats de la garde présidentielle. Ensuite s'alignaient les miliciens du Palais national et, enfin, pour former la dernière rangée, les miliciens de Fort Dimanche commandés par la redoutable Madame Max Adolphe. Parmi les civils qui assistaient à l'exécution, on remarquait Fritz Cinéas, Max Adolphe, Webert Guerrier, de même que les secrétaires d'Etat René Charlmers, Edouard Berrouet, Adrien Raymond et les autres. Agissant comme maître de cérémonie, le colonel Gracia Jacques distribua des armes au général Gérard Constant, aux colonels Breton Claude, Claude Raymond, ainsi qu'a tous les autres membres du haut état-major qu'il posta chacun vis-à-vis du condamné qu'il devait exécuter. Le colonel Jacques Laroche fut ironiquement placé devant le capitaine Joseph Laroche, le colonel Jean-Baptiste Hilaire devant le capitaine Serge Hilaire, tandis que Max Dominique se retrouva devant son cousin Harry Tassy, a la demande insistante de celui-ci d'ailleurs.

Pendant toute la durée de la macabre opération, Duvalier resta assis, imperturbable, entouré de ses miliciens. Avant de faire attacher les condamnés au poteau d'exécution, le président les fit défiler devant lui, l'un après l'autre, pour leur adresser ses dernières remontrances. A Donald Manigat, il déclara: «Levez les yeux au ciel, capitaine Manigat! Vous allez regarder pour la dernière fois le soleil d'Haïti... » Quand arriva son tour, Sony Borges écouta distraitement les reproches que lui adressait Duvalier avant de lui répondre: « Président! Vous savez que je ne vous ai pas trahi, je ne fais que payer pour mes fautes passées. » Les condamnés une fois garrottés, un grand silence s'établit pendant lequel on attendit que Duvalier donnat l'ordre de tirer. Après qu'il eut commandé au peloton de mettre en joue les condamnés, le dictateur fit semblant de se raviser en lâchant mollement « Autant». Un des condamnés, qui espérait obtenir la grâce présidentielle, s'écria alors "Vive Duvalier!", « Trop tard! » répondit le président qui, à ce moment précis, ordonna de faire feu.

Après l'exécution des condamnés, on les détacha du poteau. Le major Franck Romain sortit alors son revolver et courut donner le coup de grâce au premier qui lui tomba sous la main. Il fut brutalement interrompu dans la sinistre besogne qu'il s'était assignée par Duvalier lui-même qui, suffoquant de colère, lui cria: «Major Romain! Qui vous a donné l'ordre de faire ça? Garde-à-vous! Rompez! » Les cadavres furent alors ensevelis dans une tranchée creusée par un bulldozer. Pendant ce temps, Duvalier se levait et quittait les lieux suivi de ses dignitaires abasourdis d'épouvante et tremblant de frayeur. L'exécution des dix-neuf officiers fut rapportée par les grandes agences de presse internationales et terrorisa toutes les catégories sociales au pays, en particulier les membres de la classe politique duvalieriste qui craignaient plus que tout d'encourir la disgrâce du chef, de tomber sous le coup de sa fureur démentielle, de sa vengeance inexorable.

L'homme que Duvalier aurait aimé vraiment mettre à mort ce jour-là, le vingtième officier, c'est bien son propre beau-fils, Max Dominique, qu'il croyait à la tête d'une conspiration militaire visant à le renverser du pouvoir. S'il n'eut tenu qu'à lui, Duvalier l'aurait soumis aux plus atroces représailles avant de le faire fusilier avec les autres. Si Max Dominique fut épargné du massacre, ce fut grâce à l'énergique intervention de Marie-Denise Duvalier, sa femme, qui alla jusqu'à menacer son père de mort pour sauver son mari. Elle ne put cependant empêcher qu'au Cap, Alexandre Dominique, le Père de Max, fût jeté en prison, ainsi que tous les proches parents et amis de ce dernier. C'est du reste bien à contrecœur que Duvalier accepta la fuite en exil de son gendre, qui, quelques jours plus tard, quittait la capitale sous la protection personnelle de sa femme, Marie-Denise Duvalier.

Quinze jours après, le 22 juin 1967, le président fêtait devant ses partisans cette nouvelle victoire de la Révolution duvaliériste. A cette occasion, il procéda d'une voix glacée à !'appel des dix-neuf officiers exécutés. « Major Harry Tassy où êtes-vous? Venez auprès de votre bienfaiteur. Absent. Capitaine Donald Manigat, venez. Absent. Capitaine Probus Monestime. Absent. Lieutenant Mérizier Geffrard. Absent. Major José Borges. Absent. Lieutenant Josma Valentin. Absent. Lieutenant Venard Casimir. Absent. Adjudant André Desrosiers. Absent. Capitaine Joseph Laroche. Absent. Colonel Charles Lemoine. Absent. Major Pierre Thomas. Absent. Capitaine Serge Madiou. Absent. Lieutenant Marc Monestime. Absent. Lieutenant Franck Monestime. Absent. Lieutenant Alix Remy. Absent. Capitaine Michel Obas. Absent. Capitaine Serge Hilaire. Absent. Lieutenant Grégoire Monestime. Absent. Adjudant Joseph Alcena. Absent. Tous ont été passes par les armes. » Duvalier n'oublie pas d'appeler le lieutenant-colonel Jean Tassy, le major Malherbe Eyma, le capitaine Léon Veillard, les lieutenants Joseph Laforest et Evans Guillaume, ainsi que le député du Cap, Pierre Giordani, «qui ont pris la fuite après avoir bénéficié des faveurs de César. Ils ne sont plus des Haïtiens! proclame-t-il. Dès demain, la Cour martiale générale recevra l'ordre de travailler en vue de leur jugement conformément à la loi. Car les civilisés, c'est nous! » Grimaçant un rictus amer, Duvalier déclara enfin: «Je suis tel un bras d'acier frappant sans pitié... sans pitié... sans pitié. J'ai fait fusilier ces officiers dans le but de protéger la Révolution et ceux qui la servent. Je m'aligne en compagnie des grands meneurs de peuples tel Atatürk, Lénine, N'krumah, Lumumba, Azikiwe, Mao-Tsé-Toung».

Bien des mois plus tard, Duvalier allait se rendre à l'évidence et comprendre enfin qu'il n'y avait jamais eu ni complot ni conspiration et qu'il avait inutilement sacrifié des officiers fidèles à sa cause. Duvalier avait été le jouet d'intrigues, de querelles personnelles et de tiraillements courtisans. Comme pour se repentir de son injustice et de sa cruauté, il fit revenir en Haïti sa fille Marie-Denise qui débarqua en toute quiétude avec son mari dans la capitale. Après quoi, Madame Saint-Victor tomba en défaveur et, par un juste retour des choses, alla s'expatrier aux Etats-Unis. Marie-Denise accapara la place qu'elle laissait vide au Palais national et, peu après, Max Dominique fut nommé ambassadeur à Paris. Si Duvalier ne reconnut jamais publiquement son erreur, nous savons toutefois qu'il exprima son avis devant témoins. A quelque temps de là en effet, Duvalier recevait dans son bureau son indispensable conseiller politique, Gérard de Catalogne, lequel était accompagné de son ami, l'avocat Henri Dugué. Au cours de la conversation à bâtons rompus entre les trois hommes, Duvalier aborda délibérément la question des dix neuf officiers pour jeter cette amère confidence: « j'ai fait tuer dix-neuf loyaux officiers.» Dix-neuf loyaux officiers duvaliéristes dont la mort n'avait pas beaucoup fait pleurer la nation.

En souvenir du Capitaine Pierre Michel Obas

Read 14069 times
Rate this item
(7 votes)
Published in HAITI

41 comments

  • Comment Link sony dcr hc46 samsung galaxy s2 price in india Monday, 31 March 2014 22:10 posted by sony dcr hc46 samsung galaxy s2 price in india

    I hope it will be a lot of intersting material on this site) good luck

  • Comment Link Anabolic Cooking Reviews Saturday, 22 March 2014 17:59 posted by Anabolic Cooking Reviews

    Good info. Lucky me I discovered your blog by chance (stumbleupon).

    I have book-marked it for later!

  • Comment Link psn code generator no download Sunday, 16 March 2014 23:41 posted by psn code generator no download

    This usually occurs if your account is activated on other consoles.

    Move places you in the direction of payphones that your gangster buddies will be blowing up.

    Twitter, Facebook, My - Space IDs- Include code with a share button previously mentioned it that can be connected to deliver enthusiasts to your gallery or website.

Leave a comment

Make sure you enter the (*) required information where indicated. HTML code is not allowed.

NEWS

  • Three Killed in Ukraine as Diplomats Meet
    Three Killed in Ukraine as Diplomats Meet   Ukrainian security forces killed three separatists in eastern Ukraine in a firefight that left thirteen wounded and sixty-three captured. The incident has shed the most blood yet ten days into a standoff with pro-Russian separatists that has highlighted the challenges the security forces will face in reasserting authority there (NYT). Ukraine's financial situation is also testing the government's legitimacy: an International Monetary Fund bailout seeks to root out corruption and waste, but residents are bracing for short-term economic pain (WaPo). Thursday's clashes came as Ukrainian, Russian, and Western diplomats arrived in Geneva in a bid to defuse tensions. Additional sanctions are expected if…
    Written on Thursday, 17 April 2014 09:56
  • Tensions Rise in Ukraine's East Ahead of Talks
    Tensions Rise in Ukraine's East Ahead of Talks   The Ukrainian government continued its campaign to restore its authority in the country's east while avoiding bloodshed as armed pro-Russian separatists continued to defy the military, raising tensions on the ground the day before talks on the country's future are set to begin in Geneva (Reuters). As both sides made shows of force, some Ukrainian troops were reported to have defected to the separatist side, another setback for the government as Russian president Vladimir Putin warned that Ukraine was on the verge of a civil war (WaPo). Meanwhile, NATO secretary-general Anders Fogh Rasmussen announced the Western alliance will reinforce its military presence…
    Written on Thursday, 17 April 2014 09:49
  • Worst Climate Change Scenarios Can Be Averted, Panel Says
    Worst Climate Change Scenarios Can Be Averted, Panel Says   The worst consequences of global climate change can be averted, but only if governments act quickly and aggressively, the Intergovernmental Panel on Climate Change said in a new report, released in Berlin on Sunday (WSJ). The UN-sponsored body emphasized that action to contain warming to 2 degrees Celsius over preindustrial levels would have "modest" costs to the economy, and new technologies have made efforts more affordable (AP). This is the third of four IPCC reports in the periodic review; previous installments said human activities caused warming and that warming's effects were already destabilizing human society (NYT). A global treaty is supposed to be completed…
    Written on Monday, 14 April 2014 18:23
  • The World This Week
    The World This Week   Defining India's Role in the World Alyssa Ayres The main opposition Bharatiya Janata Party offers a vision of India that emphasizes alliance and growth, invoking a view of the country's past as one of traders, scientists, and economic leaders, a position damaged by colonial rule and one necessary to recover. Read more on Asia Unbound » Three Questions for the IMF and World Bank Robert Kahn This week's IMF/World Bank Spring meetings take place amid significant global uncertainty. The meeting's broad agenda should cover questions of global confidence in growth, reform of the IMF, and the risk of inflation. Read more on Macro and…
    Written on Sunday, 13 April 2014 05:57
Saturday, Mar 22 2014 1 comment
Becker's turn to abandon his post
  Joker will now be on his own in Key B, after Boris departed to have hip surgery for a long-standing
Tuesday, Sep 17 2013 12 comments
Who is Aaron Alexis?
Who is Aaron Alexis, an employee at a defense contractor, who died Monday in a gun battle with police at the

JSF Post Bookshelf

  •  
    Edouard Glissant opens his monumental 1981 book of essays “Le discours antillais” with the bold declaration “Martinique is not a  Polynesian
     
  •  
    1. HARDCOVER FICTION 1. Flight Behavior, by Barbara Kingsolver, Harper  2. Gone Girl, by Gillian Flynn, Crown  3. The Round House, by
     
  •  
    JUSTICE AND CORRUPTION: Corruption is obviously a phenomenon as old as the world, but had not been a dominant concern of the Haitian State until very
     
  •  
    James F. Hinchman is Principal Assistant Comptroller General of the United States. The article is based on the Annual Alan E. Peterson Lecture
     
  •  
    Book Review by Jean Junior Fleury: Tony, the main character of the book, becomes very friendly with the owner of the corner grocery store Mr.
     

Highest rated

Latest Stories

Education and Research

 Some Reflections as a Lifelong Haitian-American
Read more

Three Killed in Ukraine as

  Ukrainian security forces killed three separatists
Read more

Tensions Rise in Ukraine's

  The Ukrainian government continued its campaign to
Read more

Worst Climate Change

  The worst consequences of global climate change can
Read more

The World This Week

  Defining India's Role in the World Alyssa Ayres
Read more

Satellites Show Ready Russian

  Satellite photographs from NATO revealed a
Read more

Ukraine Moves to Regain

  Troops from Ukraine's Interior Ministry expelled
Read more

U.S. Review Role In Mideast

  Secretary of State John Kerry said Friday that the
Read more

Yanukovich Admits Mistakes on

  The Ukrainian government took a step toward
Read more

Obama Seeks to Narrow Rift

  U.S. president Barack Obama arrives Friday in
Read more

Haiti Quake Survivors

Life inside Port-au-Prince's Tent Camps 10 months after the earthquake. Jean Senat Fleury revisits a Tent Camp in Port-au-Prince, Haiti (Champ de Mars)   http://www.jsf-post.com

Stock Market

Loading
Chart
o Dow Jones 16,504.29 ▼10.08 (-0.06%)
o S&P 500 1,877.34 ▼2.21 (-0.12%)
o NASDAQ 4,139.12 ▼22.34 (-0.54%)
INDEXDJX:.DJI

Dow Jones

Company ID [INDEXDJX:.DJI] Last trade:16,504.29 Trade time:10:31AM EDT Value change:▼10.08 (-0.06%)
INDEXSP:.INX

S&P 500

Company ID [INDEXSP:.INX] Last trade:1,877.34 Trade time:10:31AM EDT Value change:▼2.21 (-0.12%)
INDEXNASDAQ:.IXIC

NASDAQ

Company ID [INDEXNASDAQ:.IXIC] Last trade:4,139.12 Trade time:10:31AM EDT Value change:▼22.34 (-0.54%)

Book of the month

proces des timbres 09877

Le Procès des Timbres: L'affaire Audubon

By Jean Sénat Fleury The scheme was simple. In Haiti in 1975 greedy and corrupt members of the Jean Claude "Baby Doc" Duvalier regime faked exquisite renderings of bird watercolors by native son Jean-Jacques Audubon and put them on the world market...  Buy it now!

FOLLOW Us

L'Écho

Health and Lifestyle

MOST VIEWED